Veolia

"L'ENTREPRISE N'EST PROSPÈRE QUE SI ELLE EST UTILE"

Antoine Frérot, PDG du groupe, développe depuis plusieurs années sa vision de l’entreprise qui, selon lui, “doit être utile pour être prospère et non l’inverse”, cette approche constitue le fondement de l’action du groupe et de notre plan stratégique.

L’utilité est au cœur de l’ADN du groupe Veolia depuis sa création au 19e siècle jusqu’à aujourd’hui, devenu expert reconnu mondialement dans les métiers de l’environnement comme l’eau, les déchets et l’énergie.

En pleine crise Covid, les enjeux sanitaires et environnementaux sont étroitement liés, qu’il s’agisse de la qualité de l’eau potable que l’on distribue, des eaux usées que l’on traite, la qualité de l’air, ou alors la collecte des déchets ou la pollution des sols et font de nos métiers des services essentiels.

Aujourd’hui plus que jamais, à la lueur de la crise sanitaire qui devient également une crise économique, nous devons analyser, perfectionner cet équilibre entre les objectifs financiers, sociétaux, environnementaux de façon à rendre notre entreprise plus résiliente et encore plus utile.

Comment transformer nos modèles de croissance en profondeur tout en épargnant les salariés liées au « monde d'avant » et aujourd'hui sérieusement menacées ?

C’est un sujet fondamental et complexe.  Il ne faut pas opposer l'environnement et les citoyens en rentrant dans un débat entre "fin du monde contre fin du mois''. Il ne s’agit pas de supprimer brutalement des activités néfastes pour l’environnement, il s’agit d’investir dans leur transformation, d’inventer de nouveaux modèles économiques, de nouvelles chaînes de valeur, plus durables, plus résilientes, et c’est une démarche que probablement la crise va accélérer puisque la population a bien conscience qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans l’approche que l’on a de l’environnement et de la planète. Mais encore une fois, nous ne résoudrons pas les problèmes environnementaux et de changement climatique au détriment du corps social et du salariat, donc il faut emmener tout le monde dans cette transformation.

Au sein du groupe Veolia, par exemple, nous avons fait de la réduction des gaz à effet de serre une de nos priorités. Une de nos priorités non seulement pour nos propres émissions, mais également pour nos clients, pour les territoires, les collectivités, ou les entreprises. Et encore une fois, nous essayons d’établir des modèles économiques et sociaux qui permettent de réduire progressivement ces émissions afin de créer l’adhésion du plus grand nombre et assurer une transition durable.

Veolia s’appuie également sur la société civile pour apporter un regard d’observateur externe sur des sujets stratégiques. C’est l’exemple des “Criticals Friends”, comment ce comité, peut-il vous accompagner dans la transition écologique et la gestion de la crise que nous traversons ?

Ce comité des « critical friends » est essentiel pour le groupe. Il a été créé en 2013, avec des membres d’associations, d’ONG ou des experts en questions sociales et environnementales. C’est un cercle extrêmement qualifié, qui opère dans un contexte qui lui permet d’être critique, constructif, et d’aider l’entreprise à faire face inévitablement aux contradictions et aux challenges qu’elle rencontre.  L’ambition de cette démarche est d’être extrêmement exigeant avec nous même, et c’est cette exigence, justement ce concept de « friends » qui peuvent nous critiquer, qui nous permet en permanence de nous améliorer dans un environnement dans lequel l’erreur n’est plus permise, parce que comme on le sait les enjeux sociaux, économiques et environnementaux aujourd’hui sont au cœur de l’avenir de la planète.

 

Posté le 25/02/2021
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